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    September 16

    Texel île de l'archipel de la mer des Wadden Pays-Bas

    Texel

     

    Province

    Hollande-Septentrionale

    Habitants
    Densité

    13 731 (au 1er août 2006)
    80,8 hab./km²

    Superficie
      - Terre
      - Eau

    585,96 km²
    169,82 km²
    416,14 km²

    Longitude
    Latitude

    E
    N

     

    Texel (prononcer Tessel), est une île et une commune néerlandaise située en mer du Nord, en Hollande-Septentrionale. L’île, dans la mer des Wadden, est la plus grande, la plus peuplée et la plus occidentale de l’archipel frison, qui s’étend jusqu’au Danemark. L'usage en français est de parler de l'île du Texel mais de la commune de Texel.

    Texel est réputée pour sa faune, notamment en hiver, lorsque les oiseaux de proie et les oies sauvages viennent y séjourner.

    Texel, vue de satellite

    Le paysage typique de l'île est constitué de prairies, de dunes, de dépressions intra-dunaires et de landes à bruyères, avec un climat adouci par la proximité de la mer. Comme dans les autres îles de la mer de Wadden (Terschelling et Vlieland notamment), ces habitats écologiquement précieux pour la biodiversité qu'ils abritaient sont en nette dégradation et en recul face à l'urbanisation, aux routes mais aussi en raison de l'eutrophisation générale des milieux et des sécherese exacerbées par le drainage des zones humides ou la baisse des nappes superficielles suite au pompage. Un projet Life européen vise à restaurer 1100 hectares de dunes et à gérer le milie par un pâturage extensif sur 1550 autres hectares[1].

    Administration [modifier]

    L’île forme une commune comprenant les villes, villages et hameaux de Bargen, De Cocksdorp, De Koog, De Nes, De Waal, Den Burg, Den Hoorn, Dijkmanshuizen, Driehuizen, Harkebuurt, 't Horntje, Midden-Eierland, Molenbuurt, Nieuweschild, Noorderbuurt, Ongeren, Oost, Oosterend, Oudeschild, Spang, Spijkdorp, Tienhoven, Westermient, Zevenhuizen, et Zuid-Eierland.

    Voilà ce qu’en dit Wikipédia.

    Pour nous ce fut la découverte d’une île aux 36 réserves naturelles. Ou l’on peut admirer un rivage  toujours en formation.

    En effet l’on comprend en la parcourant la formation d’une dune, d’un polder, d’une nouvelle plage, d’un banc de sable, bref de tout ce qui fait un rivage sablonneux.

    Ce n’est en effet qu’au 13ème siècle que Texel est devenue une île. Elle était auparavant rattacher à la côte hollandaise. Son socle étant fait d’argile, le sable s’y est posé et des dunes sont apparues. Elle fait partie de l’archipel Frison de la mer des Wadden.

     

    Les plus belles réserve de dunes sont : De Hors, De Slufter et les dunes d’Eierland.

    A voir aussi le phare d’Eierland.

     

     

    Les dunes se forment seulement sous des conditions spéciales : le long des côtes avec un fond sablonneux et une transition graduelle de l’eau vers la terre. Le vent doit surtout souffler de la mer et le long de la côte il doit y avoir une plage.

    En séchant sur la plage, le sable est emporté par le vent. Derrière un obstacle, comme des algues marines, le sable tombe sur un endroit à l’abri du vent. Là, le pourpier de mer ou l’agropyre à feuilles de jonc peuvent trouver un endroit ou pousser. S’il se forme une petite dune, l’eau de pluie y restera et l’oyat robuste y  apparaît. La dune se développera, jusqu’à 80 cm par ans, selon l’apport de sable.

     

    La végétation change au fur et à mesure que le temps passe. Ce changement s’appelle « succession » ou bien enchainement naturel des formations végétales.

    Au Pays-Bas cette succession aboutit généralement à un bois. A Texel on trouve des dunes couverte de bruyère et d’argousier, de petit bois et des étangs d’eau douce.  Ils sont peuplés d’une multitude d’oiseaux, de petits rongeurs.

     

     

    Les hommes ont de tout temps, dans ces régions, construit des digues pour avoir plus de terres cultivables et des prairies pour leurs bétails. Au 17ème siècle l’on a construit une digue pour rattacher l’île d’Eierland à Texel. Puis en1835 l’on a construit le Polder Eierland.

     

     

     C’est près du phare d’Eierland que l’on peut prendre le bateau (De Vriendschap) pour l’île de Vlieland ou aller admirer les phoques sur le banc de sable « De Richel ». Ils sont environ 400 individus, et l’on y trouve deux sortes de phoques ; le phoque commun et le phoque gris.

    Le bateau s’approche doucement de l’île, mais l’on ne peut débarquer. Il ne faut pas déranger les animaux.

    Mais ces déjà une merveilleuse expérience de les voir de près dans leurs milieu naturel et  nager près du bateau.

     

    Partout sur l’île l’on peut admirer les oiseaux. Et la flore y est remarquable.

    Quand aux petits villages avec leurs maisons de poupées, c’est un plaisir pour les yeux que de se promener dans les rues.

    Il n’y a pas d’industries dans ce coin, seulement de l’élevage, un peu d’agriculture et du tourisme. Mais ici le tourisme se fait dans le respect de la nature. Il vaut mieux oublier la voiture. Le vélo est roi, et bien des promenades se font à pied. Et le calme est garanti. Seul le bruit du vent, de la mer, des oiseaux.

     

    Nul doute, nous y retournerons.

     

     

     

    Ecomare Texel et les phoques des Wadden.

     

     

     

    En 1962 la chasse aux phoques fut interdite dans la mer des Wadden. La population de phoques étant quasiment exterminer. Les manteaux de peau de phoques était fort à la mode dans les années 50.

    Depuis pas mal de temps déjà les phoques se faisaient rares et on les a crus disparu pour de bon dans ces régions.

    Il y a cinquante ans, il était fréquent que 600 phoques soient tués en un an.

     

    Dès 1952 pourtant, un couple, Gerrit et Annie de Haan créèrent un refuge pour phoques.

    Ils dirigeaient le musée de la nature, qui à cet époque n’était qu’une baraque dans les bois.

    A cette époque les phoques étaient encore considérés comme nuisibles et donc ceux qu’ils recueillaient, blessés ou malades ou encore orphelins, ils les gardaient. A quoi bon les sauver, si c’est pour les faire tuer par les chasseurs.

     

    Le musée grâce aux phoques devint rapidement populaire.

    Les phoques étaient si pathétiques et amusants……….les gens commencèrent à penser autrement. La chasse devint non seulement interdite, mais impopulaire.

     

    En 1975 Le musée déménagea dans un centre situé dans les dunes.

     

    En 1988 et 2002 les phoques furent victimes de terribles épidémies crée par la pollution et le virus PDV (phocine distemper virus)

     

    En 1988 un vaccin fut crée, et depuis chaque animal capturé est vacciné.

     

    Ecomare est désormais un musée, mais avant tout le centre de revalidation pour phoques et oiseaux.

    Et les phoques que l’on peut y voir, sont des jeunes trouvés blessés, malade, ou ayant perdu leur mère. Des vieux phoques aussi, là depuis longtemps car impossible à remettre en liberté. Ceux là ont tous plus de trente ans et l’un d’entre eux vient d’avoir quarante ans. Ils sont pour la plupart aveugles ou partiellement aveugles. C’est la raison des yeux bizarre que certains ont sur nos photos, fait à Ecomare.

    Cela ne les empêche pas de faire les fous dans leur bassin lorsque vient l’heure du repas.

    Certains grognent, d’autres font un salut de la nageoire. Mais aucun ne fait tourner un ballon sur son nez ou ne saute dans un cerceau, nous ne sommes pas au cirque. Ici ils sont eux même.

     

    Nous y avons vu deux vieux phoques gris et une dizaine de phoques communs. Deux bébés phoques communs, un bébé phoque gris et le jour de notre arrivée, une petite femelle de trois mois venait d’être trouvée sur une plage. Elle ne pesait que 13 kg,  alors qu’à cet âge elle devrait avoir 35kg. Elle se trouvait dans la salle de quarantaine, avait été auscultée, soignée et gavée. Le jour où les bébés phoques seront capables de se débrouiller seul, ils seront relâchés.

     

    Il y a deux sortes de phoques dans la mer des Wadden, le phoque gris et le phoque commun.

    Et l’on compte actuellement environ 7000 phoques dans la mer des Wadden.

    Les femelles mettent bas sur les bancs de sable à marée basse, de fin juin à  mi-juillet. Quelques heures après la naissance le petit doit nager, car le banc de sable sera très vite sous eau.

    Il nagera toujours près de sa mère, et cela pendant cinq semaines. Le temps de l’allaitement.

     

    Mais parfois un petit se perd, maladie, blessé ou par le passage d’un bateau. S’il s’échoue sur une plage il devient alors « een huilertje » un petit pleureur. Ses pleurs son pareil à celui de nos bébés, en moins fort cependant. Et de ce fait, il est presque toujours retrouvé par des gens qui font appel à Ecomare pour le recueillir.

     

    Notons aussi les dégâts causés par les déchets et surtout par les déchets plastiques. Des phoques sont trouvés entortiller dans des filets ou des fils en plastique. Et tous les oiseaux de mer recueillis, morts ou vivant ont du plastique dans leur estomac.

     

    Un film au musée montre une femme buvant du jus d’orange à Londres, balançant la brique de jus vide du pont de Londres dans la Tamise. Et l’on suit le voyage du déchet jusqu’à la mer, et se retrouvant ensuite sur une plage des Pays-Bas ou un bébé le ramasse.

     

    Tout déchet non dégradable jeté dans un cours d’eau à toutes les chances d’aboutir en mer et de faire un beau voyage et de grands dégâts.

     

    Si vous vous trouver un jour dans les parages, je ne peux que vous conseillez d’aller rendre visite aux phoques d’Ecomare.

     

     

     

     

     

    http://www.ecomare.nl/emc.asp